Sans rentabilité, pas d’investissements

FR – Embuild et UPSI-BVS sur le marché immobilier bruxellois

Les propriétaires s’inquiètent d’une possible mise en place d’un encadrement des loyers contraignant à Bruxelles. Mais le secteur de la construction et de l’immobilier tire également la sonnette d’alarme. Les investisseurs se retirent. Embuild et UPSI-BVS ont été reçus au Parlement bruxellois. Juste avant, Imane Belguenani (Open Vld) était en visite chez Embuild et UPSI-BVS.

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Le secteur de la construction représente à lui 19 000 entrepreneurs indépendants, 1760 employeurs, 10 000 ouvriers et 5 000 employés à Bruxelles seulement. Embuild.brussels défend les intérêts des entreprises et fédérations de ce secteur. Ces dernières années, Embuild s’est aussi imposé comme un acteur essentiel de la transition économique du secteur grâce à l’innovation, encourageant la circularité des matériaux et l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments.

Photo: Olivier Eggermont (Open Vld), Laurent Schiltz (embuild.brussels), Imane Belguenani (Députée bruxelloise Open Vld), Samuel-Joe Munanga (UPSI-BVS), Katrien Kempe (UPSI-BVS), Aymé Argeles (embuild-brussels).

UPSI-BVS est l’Union professionnelle du secteur immobilier. Elle représente les principaux promoteurs immobiliers, lotisseurs et investisseurs immobiliers de Belgique : environ 200 membres et une contribution de 1,3 milliard d’euros à l’économie, selon leur dernier rapport annuel. Un secteur à fort impact économique, mais aussi un partenaire essentiel pour résoudre la crise du logement à Bruxelles.

Les deux fédérations suivent en permanence l’évolution du marché immobilier bruxellois. Laurent Schiltz (secrétaire général d’Embuild-Bruxelles) et Katrien Kempe (administratrice d’UPSI-BVS) ont exprimé leur inquiétude face aux tentatives de certains partis politiques de dissocier la grille indicative des loyers des prix réels du marché.

Imane Belguenani : “Les deux fédérations ont été claires : lorsqu’on investit dans l’immobilier, que l’on soit un grand ou un petit investisseur, on s’attend à un rendement net d’environ 3-4%. Mais si la grille indicative des loyers considère la majorité des loyers comme abusifs, on ne lutte pas contre les loyers abusifs, mais contre l’investissement privé dans le logement.”

Un investisseur potentiel dans l’immobilier attendant un rendement de marché net de 3- 4% qui constate, avant même la pose de la première pierre, , qu’il devra probablement demander un loyer jugé abusif, n’investira pas. D’abord, ce sont les petits investisseurs qui se retirent, suivis par les plus grands investisseurs représentés par l’UPSI-BVS. Finalement, c’est le secteur de la construction (Embuild) qui ressent l’impact.

« L’ordonnance visant à lutter contre les loyers abusifs doit cibler les marchands de sommeil, et non perturber le marché locatif », affirme le secteur. Pour cela, la grille indicatieve de loyers doit être représentative du marché locatif, lui-même fondé sur l’équilibre du marché entre l’offre et la demande de logements locatifs abordables.

Imane Belguenani souligne que la simple communication autour d’une grille indicative des loyers non représentative est déjà nuisible : il y aura moins de nouveaux logements à un moment où ils sont cruellement nécessaires, et le le secteur public n’a ni les moyens financiers ni l’expertise pour les construire lui-même. Mais avec des loyers considérés comme abusif sans rendement raisonnable pour les propriétaires, les rénovations ne suivront non plus. Les objectifs en matière de climat et de performance énergétique ne seront donc pas atteints… Tout le monde en souffrira, à commencer par les Bruxellois à faible revenu en quête d’un logement.

Embuild a également insisté sur le fait que de nombreux emplois sont en jeu. Renolution était un levier important, mais trop généreux. Urban.brussels et Bruxelles Environnement avaient perdu le contrôle budgétaire. Embuild plaide pour une révision de Renolution par le biais de prêts (Ecoreno et prêts Bullet) et de primes plus ciblées exploitant pleinement l’effet de levier.

Les prêts Bullet ou un prix différé, comme appliqué par le Fonds du Logement — un montant à payer seulement à la fin du remboursement du prêt, ou lors de la revente ou de l’héritage du bien — constituent une alternative innovante aux primes, selon Imane Belguenani.

Johan Basiliades

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